Bel été avec Eureka Street

Salut à toi, Ô Lectrice, Ô Lecteur mon ami.e !

Tu l’aperçois, Ô Lectrice, Ô Lecteur mon ami.e, ce beau ciel Normand qui change sans cesse au dessus de nos têtes ? Les peintres (Boudin, Monet et les autres) s’en sont régalés.

Mais si ces ciels changeants nous posent des questions quand il s’agit de choisir nos tenues (tenue couverte ? Découverte ? Sandales ? Chaussures fermées ?) ces ciels sont du côté des cinémas et des librairies : quoi de mieux qu’une bonne toile ou un bon livre pour passer du bon temps sous le ciel Normand ?

Chez Eureka Street nous te proposons une grande table à l’entrée de la librairie sur laquelle nous avons concentré toutes les suggestions de lectures de l’équipe :
Bénédicte, Jeanne, Benjamin et Pierre te proposent de quoi passer un excellent été !

De plus, nous t’enverrons, si tu y es abonné, une newsletter avec nos conseils de lecture pendant toute la période estivale.
Alors, plus d’hésitation, direction Eureka Street.
Ouverture du mardi au samedi, de 10h à 19h. Fermeture les jours fériés (15 août).
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Le site https://eurekastreet.fr/ est ouvert 24h/24 et 7 jours sur 7.

4 juillet : Marie-Hélène Lafon !

Souviens toi, Ô Lectrice, Lecteur mon ami-e, en octobre 2012, nous avions reçu Marie-Hélène Lafon pour Les pays. Notre cher Frank Lanot qui l’avait interrogée à l’époque disait “On entend une parole, une voix s’exprimer, un souffle différent selon les personnages”.
« J’écris comme on laboure, confie l’auteure, de façon têtue et tenace. Je suis un tâcheron de la langue. Pour moi il n’y a pas de livre sans langue.

Son dernier livre, Les sources, est un livre dense, emporté…

un récit en trois actes, “elle” d’abord, la mère, qui prépare ses enfants à passer la journée chez ses parents “Elle est contente de descendre, elle voudrait être contente, on sera chez elle, de son coté, on pourra rire et parler fort, il n’aura pas le dessus ; chez elle il n’a pas le dessus, il mange et il se tait.”
Lui, ensuite, seul dans sa ferme, qui rumine son incompréhension lors de ses insomnies. “Elle était un poids mort, toujours à tournicoter dans la maison et dans la cour, à tout commencer sans rien finir, à peine capable de commander la bonne qu’il payait, lui, parce qu’elle ne pouvait pas se débrouiller seule. Toujours enceinte, à se trainer, énorme, de plus en plus énorme, et molle. Il enfonce sa tête dans le traversin, il appuie, son cou se raidit, il faut qu’il se calme ; c’est fini, fini, il est débarrassé.”

Et puis, cinquante ans plus tard, retour dans la cour de la ferme pour une des filles “Claire s’adosse au tronc de l’érable. Elle écoute la Santoire. Elle a posé sa main droite ouverte sur le lichen roux de la façade, elle va partir, elle se souviendra de tout. Elle ne ferme pas les yeux, la lumière est douce”.

Sans voyeurisme, sans pathos, Marie-Hélène Lafon livre ici le roman vrai des violences conjugales, avec une rare puissance.

C’est Dominique Panchèvre, lui aussi originaire du Massif Central, qui nous fera l’amitié d’animer la rencontre.

Mardi 4 juillet : rencontre à partir de 18h30 :
venez nombreux !